COLLOQUE DE MONS (2° avis) La Nouvelle brachylogie : écriture scientifique, littérature, traductologie, didactique et interdisciplinarité

COLLOQUE DE MONS (2° avis)

La Nouvelle brachylogie : écriture scientifique, littérature, traductologie, didactique et interdisciplinarité

28-29 avril 2016 – Université de Mons

 

Chers amis, chères amies, chers collègues,

Les participants au colloque qui viennent des pays « du Sud » ont déjà reçu un mail leur demandant de m’envoyer un bref CV rédigé en 10 lignes MAXIMUM et un résumé de la communication en 150 mots. Je les attends en priorité. C’est assez urgent.

Mais je vous envoie aussi, à tous, ce programme provisoire (actualisé en fonction des dernières réactions) pour vous donner le temps, à tous, de préparer un bref CV rédigé et un résumé de votre communication qui figureront dans le programme du colloque. J’espère que vous pourrez m’envoyer le texte que vous souhaitez voir figurer dans le programme d’ici fin janvier. Voyez si le titre convient toujours et mentionnez en toutes lettres l’institution à laquelle vous êtes rattachés. J’espère n’avoir oublié personne.

En attendant, je vous souhaite à tous d’excellentes fêtes de fin d’année. Bien cordialement, Catherine Gravet.

 

La Nouvelle brachylogie : écriture scientifique, littérature, traductologie, didactique et interdisciplinarité

28-29 avril 2016 – Université de Mons

 

Un programme complet, par ordre alphabétique :

–          1. André Bénit : Les insultes du capitaine Haddock

–          2. Saad Borghol : Analyse du discours politique virtuel

–          3. Michel Brix : De la brièveté en poésie

–     4. Rita Bou Dagher Gebrayel: Réflexions brachylogiques pour une poétique traductologique des BD ou la brachylogie au service de la traduction

–          5. Houriya Bouarich : De l’usage du proverbe en didactique du FLE

–          6. Béatrice Costa : Traduire Meschonnic

–          7. Wided Dhraief : Traduction des énoncés scientifiques : approche pragmatique

–         8.  Victoria Ferrety : Le discours amoureux brachylogique de Roland Barthes

–          9. Carole Glorieux : le résumé du mémoire d’application, vitrine du caractère hybride du genre

–          10. Dima Hamdan : La brièveté, cette autre forme de la connaissance fleuve

–          11. Brahim Hannachi : Sous-titrage au prisme de l’idéologie

–          12. Kevin Henry : De la traduction des chengyu, phrasèmes brachylogiques du chinois

–          13-14. Rokus Hofstede et Kris Lauwerijs : Traduire Simenon : l’ellipse, l’écriture blanche, etc.

–          15. Camille Janssens : les traductrices ont-elles le sens de la concision ?

–          16. Mansour M’Henni : Pédagogie de la brièveté et façon d’être à la vie

–          17. Wafa Ouchène : Obligation brachylogique en audio-description

–          18. Laurence Pieropan : poésie brève contemporaine de la jeune génération belge francophone

–          18. Marie-Christine Pollet : la note de bas de page : pratiques, fonction, style

–          19. Raymond Renard : la nouvelle brachylogie à Mons

–         20. Martine Renouprez : L’allusion érotique en littérature : des suggestions brachylogiques

–          21. Audrey Roig : les phrases corrélatives nominales

–          22. Katherine Rondou : Brachylogie et thématologie

–          23. François Vermeersch : Slam et didactique des langues

–          24. Hugues Wilquin : Croquis structurant dans la pédagogie du projet d’architecture

PS : Propositions annoncées et attendues : Sanae Ghouati et Nizar Ben Saad.

 

Argumentaire (rappel)

Les 28 et 29 avril 2016, l’Université de Mons, Faculté de Traduction et d’Interprétation – Ecole d’Interprètes internationaux organise un colloque international sur:

 

La Nouvelle brachylogie : écriture scientifique, littérature, traductologie, didactique et interdisciplinarité

 

 

Argumentaire :

La nouvelle brachylogie s’entend, de manière très générale, comme l’étude de la forme courte. Nous vous invitons, durant ces deux journées d’avril à l’Université de Mons, à interroger sous cet angle l’écriture scientifique, la littérature, la traduction, et leur enseignement.

L’écriture scientifique d’abord. Aussi usuels soient-ils, les termes « note de bas de page », « notice biographique », « abstract », « titre », « poster », « recension » renvoient à une brièveté complexe et digne d’analyse. Ainsi convient-il d’inscrire la genèse de la « note de bas de page » contemporaine dans les métamorphoses successives de la scolie (Antiquité), de l’annotation (Dictionnaire de Pierre Bayle, XVIIe), du commentaire (Voltaire), de l’apostille, ou encore de la notule. Quels critères, datés et plus récents, règlent aujourd’hui la rédaction de la note de bas de page ? Les écrits érudits francophones diffèrent-ils des autres productions linguistiques ? Pareillement, toutes les formes brèves « scientifiques » peuvent être interrogées, et ainsi révéler leur part d’héritage, de mutation, ou même de refondation. Quels présupposés ont, par ailleurs, présidé à l’émergence récente du « poster », ou à la présentation d’une thèse de doctorat en trois minutes ?

L’actuelle génération scolaire et étudiante, familiarisée aux formes (hyper-)brèves et rapides des messages contemporains (SMS, chat, …), boude la rédaction du résumé ou de la synthèse de textes, néglige la condensation linguistique exigée à grand-peine, s’essouffle à rédiger des introductions et conclusions exemplaires. À l’évidence, cette brièveté rédactionnelle recourt à des mécanismes cognitifs complexes. Quels sont-ils ? Comment préparer l’élève/l’étudiant à leurs compréhension et appropriation effectives ? Si, dans cette perspective, le slam a montré ses vertus pédagogiques auprès d’un jeune public, quelle(s) panacée(s) pour le niveau supérieur ?

Dans le champ littéraire francophone, différents procédés de condensation touchent les domaines poétique, fictionnel et dramaturgique : haïku surréaliste, twittérature, brèves fictionnelles, pièces en un acte, mini-drame, écriture fragmentaire, « théâtre du silence ». Quelles qu’en soient les motivations (stylistiques, esthétiques, éthiques, sociales), cette écriture condensée confronte l’écrivain et le lecteur à une situation paradoxale, entre démarche sur-interprétative et « collection », et constitue peut-être une spécificité ou un changement de paradigme.

En matière de traduction, on sait combien les traducteurs de tous les temps, à commencer par Jacques Amyot, le prince des traducteurs au XVIe siècle, sont obnubilés par la concision de leur texte. Leur idéal est de ne pas dépasser en longueur le texte source – rares sont ceux qui y parviennent, et au prix de quels efforts ! Quant aux cinéphiles, ils savent à quel point les meilleurs sous-titres sont les plus courts. La qualité du texte d’arrivée exige très souvent des stratégies particulières de condensation voire d’omission qui varient selon les époques, selon les types de texte, selon les publics ciblés…

L’après-midi du 29 avril sera consacrée à l’ouverture et la poursuite de pistes brachylogiques dans d’autres disciplines (architecture, musique, slam…) Quant aux soirées culturelles, elles seront animées par la Maison Folie et sa directrice, Anne André.

Catherine Gravet

 

UMONS

Personne de contact genre et conseillère du Recteur à la politique des genres

Secrétaire du Ciéphum (Les Cahiers internationaux de symbolisme)

Chef du Service de Communication écrite

Faculté de Traduction et d’Interprétation-Ecole d’Interprètes internationaux

Avenue du Champ de Mars, 17

B-7000 MONS

 

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COORDINATION INTERNATIONALE DES RECHERCHES ET ETUDES BRACHYLOGIQUES (CIREB). Objet : favoriser les rencontres et les échanges entre les chercheurs, les créateurs et les techniciens dans les domaines des êtres et des objets de petites formes ou de microstructures ; développer le concept de brachylogie dans sa dimension pluridisciplinaire et ses applications plurielles et encourager la production à cet effet ; encourager les prolongements socio-économiques des recherches et des créations brachylogiques dans les différentes spécialités. Siège social : 5, rue Lacharrière, 75011 Paris 11e