Deuxième Congrès Mondial de Brachylogie: La Nouvelle Brachylogie à la croisée des sciences et des cultures

UNIVERSITE TUNIS EL MANAR & Coordination Internationale des Recherches et des Études Brachylogiques (CIREB) & Brachylogia-Tunisie

organisent

Deuxième Congrès Mondial de Brachylogie: La Nouvelle Brachylogie à la croisée des sciences et des cultures

(Hammamet-Tunisie, 12-15 avril 2017)

L’UNIVERSITE TUNIS EL MANAR, la Coordination Internationale des Recherches et des Études Brachylogiques (CIREB à Paris), l’Institut Supérieur des Sciences Humaines de Tunis (ISSHT), le Laboratoire des Recherches et des Etudes Brachylogiques (L@REB) et l’association Brachylogia-Tunisie, en partenariat avec des établissements d’enseignement supérieur et de recherche en Tunisie ainsi que d’autres établissements publics tunisiens, avec des structures de recherche (CR ; LR ; UR) en Tunisie et dans d’autres pays, avec l’AUF et autres représentations et organismes internationaux, avec des acteurs-médias et des entreprises économiques, organisent du 12 au 15 avril 2017 à Hammamet (Tunisie), le Deuxième Congrès Mondial de Brachylogie sous le titre :

La Nouvelle Brachylogie à la croisée des sciences et des cultures

A faire le bilan des rencontres et des publications portant sur les études brachylogiques, on constate une grande diversité des orientations analytiques et des approches interprétatives ayant trait à ce champ de réflexion. Cela confirmerait l’intuition de la portée pluridimensionnelle de la brachylogie, entendue dans son sens moderne, et celle de l’étendue pluridisciplinaire de son appréhension en tant que concept nouveau, inspiré d’une notion antique.

On a eu droit alors, de façon soulignée, à des travaux sur les littératures, sur la littérature générale, sur la poétique, au sens large où l’on pourrait intégrer la rhétorique, la stylistique et la pragmatique, sur la linguistique fondamentale et comparée, sur la logique du discours, sur la philosophie, sur les arts, sur l’histoire, sur la communication, sur l’économie, sur la sociologie, sur la microbiologie, etc. Tous ces travaux ont constitué la matière d’une sorte de prolégomènes à des recherches pouvant se faire avec la rigueur qui se doit mais aussi avec un potentiel de liberté rendu possible, avec les amers et les repères de base mais aussi avec l’audace et l’aventure qui accompagnent les aspirations prospectives et les interrogations futuristes. On allait donc de la définition des termes employés jusqu’à la construction de pensées et de lectures en découlant, toujours dans ce cadre nouveau de la recherche, « les études brachylogiques », et autour du concept central du projet, « la Nouvelle Brachylogie », celle-ci ayant fait l’objet d’un livre de son initiateur, Mansour M’henni : Le Retour de Socrate. Introduction à la Nouvelle Brachylogie, dont l’auteur souligne le rôle itératif plutôt que conclusif, suggestif plutôt que coercitif, conversationnel plutôt que directif – tout dans le pur esprit de la Nouvelle Brachylogie.

Il est à rappeler que dans cet esprit, il y a comme un souci de relire Socrate autrement, lui qui nous parvient avec deux faces : celle du philosophe qui a bien existé sans laisser de trace écrite, et celle de l’image fictive qui nous est parvenue de lui à travers certains textes de témoignage et d’autres de pure création fictionnelle. Certes, relire Socrate alors à partir de ce qui nous avons de lui, concrètement, mais aussi à partir de tout ce qu’il a laissé ouvert à l’interrogation renouvelée, à la pensée renaissant de ses cendres et à la part de (sur-)vie qui couve sous l’image de la mort, pour réapparaître plus vivace dans son feu créateur et dans ses Lumières reluisantes.

Dans cet esprit, il est autorisé de croire que Socrate a été condamné essentiellement pour un argument implicite, sa philosophie brachylogique, sa conception de la brachylogie comme philosophie intégrale plutôt que comme un procédé de style ou une figure du discours monnayable à merci pour toute manipulation persuasive ou séductrice comme la rhétorique sait magistralement en user. C’est d’ailleurs pour cela qu’il a posé la brachylogie comme un contrepoids de la rhétorique et l’esprit de conversation comme un antidote des discours fleuves de l’endoctrinement et du pouvoir pernicieux de la parole. Sans doute verrait-on là une autre façon de voir et de concevoir la démocratie, autrement que ne la voulait Athènes à la naissance du IVème siècle avant Jésus-Christ. Il fallait donc, en ce temps-là, éclipser Socrate ; il se laissa faire, mais de la manière qui inscrivait au bout de son procès les points de suspension qui restaient à interroger et à essayer de déchiffrer.

De là naissait le besoin ou l’opportunité de réinterroger l’idée de brièveté telle que perçue par le Père des Philosophes, avant qu’elle ne soit de nouveau coulée dans le moule procédural des sophistes, puis dans le nouvel habit de la brevitas et l’ancienne toge de l’ellipse. En effet, à la faveur d’un regain d’intérêt pour les formes brèves du discours et d’une propension des questions posées à la notion de petitesse et de minorité, à l’intelligence des microstructures et aux signaux envoyés par les nouvelles technologies de l’information et de la communication, la notion de brachylogie comme philosophie parut pouvoir renaître de ses cendres et se libérer du sarcophage usé où la rhétorique classique et peut-être aussi la stylistique semblaient l’inhumer. C’est de cet appel que naquit la Nouvelle Brachylogie et le projet des études brachylogiques qui la porte.

Désormais, l’étape de première appréhension (au double sens du terme) de ce concept nouveau, construit sur une idée ou une notion antique, est franchie avec des acquis certains qui débordent les publications disponibles ou en cours sur la question : déjà plus d’une dizaine de séminaires organisés dans plusieurs pays de trois continents et un Premier Congrès Mondial de Brachylogie au Maroc en avril 2015 ; plusieurs structures et associations de recherche dans ces pays, avec une Coordination Internationale des Recherches et Etudes Brachylogiques à Paris (CIREB) ; une revue spécialisée, Conversations, ouverte aux contributions dans toutes les langues, etc.

Ce nouveau champ d’exploration scientifique, artistique et culturelle, un grand chantier en l’occurrence, entend asseoir solidement ses méthodes de travail et faire la part du spécifique et de l’interactionnel des différentes disciplines interpelées, sans doute aussi avec le souci d’une fédération philosophique autour d’un projet encyclopédique dont la réalisation serait jalonnée d’abord par des bréviaires, puis par un dictionnaire. Telle est l’ambition du Deuxième Congrès Mondial de Brachylogie qui se tiendra dans la ville de Hammamet, en Tunisie, du 12 au 15 avril 2017, sous le titre générique : La Nouvelle Brachylogie à la croisée des sciences et des cultures.

Plusieurs panels sont envisagés avec des conférences en plénières données par des invités de marque, des sommités des disciplines programmées. Voici une liste indicative et ouverte (avec des titres génériques) de certains panels proposés ou en construction :

Panel 1 : Philosophie et brachylogie

Panel 2 : Brachylogie, Histoire et société

Panel 3 : Brachylogie et pédagogie

Panel 4 : Brachylogie et nouvelles technologies

Panel 5 : Brachylogie des sciences exactes

Panel 6 : Brachylogie des arts

Panel 7 : Brachylogie, langage et communication

Panel 8 : Brachylogie, discursivité et textualité

Panel 9 : Brachylogie, politique et économie

Panel 10 : Brachylogie de la culture populaire

Le Congrès se tiendra dans un espace touristique fermé (à Hammamet-Sud, au Cap Bon tunisien), les frais d’inscription sont de 60 euros et ne couvrent que les droits de participation ou d’intervention, ainsi que les documents, programme, affiche et prospectus. Pour ceux qui le désirent, l’adhésion à la CIREB est de 20 euros et donne le droit de participer au vote de sa deuxième assemblée générale élective, en marge du congrès, à ceux qui se seront acquittés de l’adhésion de 2016 (l’éligibilité est conditionnée par l’adhésion au moins pour 2015 et 2016). Pour ce qui est du séjour, des tarifs préférentiels seront négociés par les organisateurs et seront communiqués aux participants, avec les coordonnées nécessaires, pour une réservation directe.

Les travaux du congrès seront publiés dans un ouvrage de référence et de qualité éditoriale garantie.

Un programme culturel est prévu en marge du congrès et des excursions touristiques sont envisageables sur la demande préalable des participants.

Premiers responsables :

Président du comité scientifique : M. Mansour M’HENNI

Président du comité d’administration : M. Taoufik ALOUI

Coordinateur du comité d’organisation : M. Othman BEN TALEB

Contacts : mansourmhenni50@gmail.com (Dernier délai pour la réception des projets d’intervention (communication ou direction de panel) est fixé au 30 juin 2016).

Sites : www.cireb-brachylogie.org

www.brachylogia.com

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Qui sommes nous ?

COORDINATION INTERNATIONALE DES RECHERCHES ET ETUDES BRACHYLOGIQUES (CIREB). Objet : favoriser les rencontres et les échanges entre les chercheurs, les créateurs et les techniciens dans les domaines des êtres et des objets de petites formes ou de microstructures ; développer le concept de brachylogie dans sa dimension pluridisciplinaire et ses applications plurielles et encourager la production à cet effet ; encourager les prolongements socio-économiques des recherches et des créations brachylogiques dans les différentes spécialités. Siège social : 5, rue Lacharrière, 75011 Paris 11e