Guelma (Algérie): Pratiques de classe innovantes et brachylogie

 

Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique

Université 08 Mai 1945- Guelma

Faculté des Lettres et des Langues

Département des Lettres et de langue française

 

Appel à contribution

Colloque international 16 / 17 novembre 2016

« Pratiques de classe innovantes et agir professoral en classe de langue :

Quelle (s) posture (s) méthodologique (s) adopter pour un enseignement stratégique en contexte de FLE ?

 

Problématique générale

Les réflexions conduites dans le cadre de l’enseignement/apprentissage des langues, dont le FLE, ne cessent de relancer le débat sur les postures méthodologiques adoptées en situation de classe : Quelle (s) approche (s) et ou méthode (s) retenir en vue de procéder à une mise en oeuvre d’un enseignement stratégique et efficace à la fois ? Du côté de l’être –enseignant (Cicurel, F : 2013), la multiplicité des approches voire les moments expérientiels de la classe sont autant d’outils d’investigation que des prétextes pour l’ « Agir » en connaissance de la situation adidactique (Brousseau, G : 1998) de l’apprenant utilisateur de la langue.

Du côté de l’apprenant surtout non natif, le rapport à la langue est emblématique de complexité qui se traduit par le sentiment d’insécurité linguistique et de difficulté de saisie des connaissances en cours de construction, ce qui donne lieu dans bien des cas à un échec dans la réception et la conceptualisation des faits de langues supposés acquis en termes de compétence. Aussi, l’apprenant est-il appelé à prendre part dans le processus de négociation pour qu’il puisse construire son autonomie (Porcher, L : 1995) par rapport à un objectif majeur, celui du savoir-apprendre en tant que compétence scolaire.

La problématique posée vise à porter un regard critique sur la question de l’enseignement-apprentissage du français en contexte algérien. Le français relégué au statut de langue étrangère pose un problème définitoire de la langue elle-même en tant qu’outil d’enseignement en situation formelle- de communication et d’interaction dans un contexte sociolinguistique marqué par un métissage linguistique prégnant.

Les langues en présence – l’arabe et ses variétés, le français et les parlers inhérents à la sphère tamazight –ont-elles leur place en classe ? si cela est possible, par quelle entrée s’en investir ? Comment rentabiliser au moins le rôle de la langue source au contact d’une langue cible en situation de classes ? Bien souvent, les pratiques de classes passent outre la dimension sociolinguistique de la population apprenante et se focalisent sur des enseignements privilégiant l’aspect formel de la langue.

Par ailleurs, la question de transposition didactique et les conditions de sa mise en oeuvre (Chevalard, Y : 1986), interpelle l’enseignant au sens qu’il est invité à transformer les savoirs en termes d’adaptation en fonction de besoins langagiers des apprenants. Celui-ci agit en réfléchissant aux solutions possibles pour assurer la médiation des savoirs et s’assurer de leur niveau de maîtrise chez par rapport aux performations de l’apprenant. Le rôle de l’enseignant est donc de veiller à rendre possible cette médiation qui s’effectue entre l’objet d’apprentissage et l’apprenant (Cuq J-P et Gruca I : 2002).

Par ailleurs, la construction de la politique d’éducation et de formation dans une société demande une prise en charge de la situation socio-économique et culturelle du pays (Bautier, E. 1995). En outre, les enseignants doivent être outillés et bien formés tout en changeant beaucoup plus leurs attitudes que leurs techniques d’évaluation (Chabanne, J.-C & Bucheton, D : 2002). Dans ce contexte, la réflexion portera sans doute sur la manière de maintenir et pérenniser le rôle ultime l’école, celui de penser à la formation des enseignants et aux entrées aux savoirs enseignables selon la philosophie de «l’apprendre à apprendre »(Giordon, A : 1998), une priorité pédagogique à décider vis-à-vis de l’apprenant comme acteur social et futur citoyen impliqué dans les projets de la professionnalisation.

De fait donc, c’est le principe de « l’apprendre à penser » dont l’école assure le processus de formation, est aussi déterminant. En effet, en se concentrant sur des notions et des idées comme celles de « brièveté », « équipartition de la parole », « esprit de conversation », « interrogation intérieure au contact d’autrui », « démocratie », etc., on se rend compte combien ils peuvent être porteurs dans les investigations pédagogiques en général, et dans celles du FLE particulièrement. Des investigations peuvent être menées dans des champs de réflexion comme « pédagogie et brachylogie », dont l’exploration démarre déjà à l’initiative d’équipes ayant le même objet d’étude, la Nouvelle Brachylogie (M’henni, M : 2015), dans d’autres pays.

 

Axe : 1 Imaginaire linguistique, contact de langues et impact des parlers bi/plurilingues en situation de classe

Axe : 2 Enseignement/apprentissage par les tâches et activités collaboratives en classe.

Axe : 3 Pratiques de classe, notion de citoyenneté et rapport « aux cultures scolaires » dans le projet de la formation aux langues

Axe : 4 Problématique de la transposition didactique et de la posture éclectique de l’apprendre en FLE

Axe : 5 Approche des discours contextualités et leur ancrage pour l’accès au texte littéraire

Axe : 6 Pédagogie et brachylogique pour la conception de contenus enseignables en classe de langue.

Bibliographie indicative

Brousseau, G. (1998). Théories des situations didactiques. La pensée Sauvage, Grenoble.

Chevalard, Y. (1986). La transposition didactique : du savoir savant au savoir enseigné.

Revue française de Pédagogie

Cicurel, F. (2013). L’agir professoral entre genre professionnel, culture éducative et expression du « soi ». Synergie Pays Scandinave N° 8, 2013.

Cuq J-P. (2002). Cours de didactique du français langue étrangère et seconde. PUG.

Bautier E. (1995). Pratiques langagières, pratiques sociales. Paris, L’Harmattan.

Chabanne, J.-C& Bucheton, D (2002). L’écrit et l’oral réflexifs. PUF.

Giordon, A. (1998). Apprendre. Coll. Débats.

Manssour M. (2015). Le Retour de Socrate « Introduction à la Nouvelle Brachylogie ». Tunis. Editions Brachylogia.

Peytard, J. (1992). Discours et enseignement du français : les lieux d’une rencontre, en collaboration avec Sophie Moirand, Vanves : Hachette FLE.

Porcher, L. (1995). Le français langue étrangère. Paris, hachette.

Le président d’honneur du colloque :

Pr. Mohamed NEMAMCHA, Recteur de l’université de Guelma

Président du colloque : Dr. Noureddine Bahloul

Prévision de la tenue du colloque :16 et 17 novembre 2016

Les propositions de 500 mots (bibliographie incluse) seront envoyées à l’adresse électronique du colloque :

gcolloque@yahoo.com et à ma.belkacem@yahoo.fr

Langues : Français, Arabe, Anglais

Calendrier :

Date limite pour la soumission : 31 Juillet 2016

Notification aux participants : 30 septembre 2016

Envoi des communications complètes et confirmation de participation au plus tard le :

Le 30 octobre 2016

Date du colloque : 16-17 NOVEMBRE 2016

Lieu du colloque : Université 8 mai 1945 Guelma

Comité scientifique

Saddek AOUADI (université d’Annaba- Algérie)

Mansour M’HENI ( El Manar- Tunisie)

Ali KHERBACHE (université d’Annaba- Algérie)

Abderahmane TENKOUL (université Ibn Tofail-Kenitra- Maroc)

Claude CORTIER (université de Lyon 2 – France)

Ghaouaou MANAA (université de Batna- Algérie)

Mustapha TRABOULSI (université de SFAX – Tunisie)

Teresa ASSUDE (université d’Aix- Marseille 1- France)

Lakhder KHARCHI ( université de M’sila – Algérie )

Marie Françoise NARCY-COMBES (université de Nantes- France)

Jean Pierre CUQ (université de Nice)- France

Waheb DAKHIA (université Ouargla- Algérie)-

Jean Paul NARCY-COMBES (université de Nantes – France)

Fati Chnane DAVIN (université d’Aix Marseille 1)- France

Khadidja MOKKADEM (université de Mostaganem- Algérie)

Marlene LEBRUN ( Haute école pédagogique-Neuchâtel- Suisse)

Jean-Pierre SAUTOT (université Claude Bernard Lyon 1- ICAR Lyon. France)

Michel DOUSSET (université de Tours- France)

Mohamed Amine BELKACEM (université de Guelma- Algérie

Amel MAAFA (université de Guelma- Algérie)

Youcef ATROUZ (université d’Annaba- Algérie)

Noureddine CHEDDADI (université de Souk-Ahras- Algérie)

Sabrina AISSAOUI (université de Guelma- Algérie)

Amira AMRANI (université de Guelma- Algérie)

Comité d’organisation

Zahowa Ikhtiah – université de Guelma- Algérie.

Sabrina Yahmdi – université de Guelma- Algérie.

Zahia Ghoul – université de Guelma- Algérie.

Kamel Sayad – université de Guelma- Algérie.

Meroua Necib – université de Guelma- Algérie.

Samir Ouartsi – université de Guelma- Algérie.

Samir Hamamdia – université de Guelma- Algérie.

Omar Ait Kaci – université de Guelma- Algérie.

Abdou Zerara – université de Guelma- Algérie.

 

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Qui sommes nous ?

COORDINATION INTERNATIONALE DES RECHERCHES ET ETUDES BRACHYLOGIQUES (CIREB). Objet : favoriser les rencontres et les échanges entre les chercheurs, les créateurs et les techniciens dans les domaines des êtres et des objets de petites formes ou de microstructures ; développer le concept de brachylogie dans sa dimension pluridisciplinaire et ses applications plurielles et encourager la production à cet effet ; encourager les prolongements socio-économiques des recherches et des créations brachylogiques dans les différentes spécialités. Siège social : 5, rue Lacharrière, 75011 Paris 11e