Premier Congrès Mondial de Brachylogie (Kenitra-Rabat, avril 2015): couverture spéciale

Premier Congrès Mondial de Brachylogie (Kenitra-Rabat, avril 2015)

I – Questionnements et promesses !

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Que reste-t-il du Premier Congrès Mondial de Brachylogie, tenu au Maroc (Kenitra-Rabat) les 16, 17 et 18 avril 2015 ? Des images, des visages, des souvenirs impérissables de belles rencontres, d’échanges féconds et d’une haute teneur scientifique autour des concepts de brachylogie et de nouvelle brachylogie qui se sont avérés une nouvelle fois porteurs et prometteurs d’abord dans le domaine de la recherche académique, ensuite dans le reste des champs de réflexion se rapportant à toutes sortes de disciplines et de domaines du savoir. Les chercheurs qui ont participé à ce Congrès Mondial ont désormais la certitude qu’avec les études et les questionnements suscités par toutes les problématiques liées à la brachylogie, s’ouvrent des pistes nouvelles pour interroger le monde et l’homme dans ce monde, pour mieux connaître ces deux énigmes, pour mieux les comprendre, pour aborder autrement la complexité de leurs rapports et enfin pour contribuer, au même titre que toutes les autres voies de la connaissance, à créer les conditions favorables à un « dialogue » salutaire d’abord entre les hommes eux-mêmes, ensuite entre l’Homme et l’Univers.

Le Congrès de Kenitra-Rabat a surtout permis de dissiper ou de confirmer certains brouillards persistants au sujet des études brachylogiques, de leur pertinence, de leurs moyens et de leurs champs d’application. Il a également donné la parole à des chercheurs de tous horizons et de tous âges afin qu’ils prennent part à l’enrichissement du débat scientifique autour du concept de nouvelle brachylogie. La plus grande satisfaction vient peut-être du fait que personne parmi les acteurs de la manifestation internationale ne pouvait se prévaloir de détenir tout le savoir concernant cette notion inédite. Même pas le Professeur Mansour Mhenni, son initiateur, pour qui le plus important consiste à redonner un souffle nouveau à la recherche académique et à proposer la nouvelle brachylogie comme une philosophie, comme une conception du monde susceptible d’amener non seulement les penseurs, mais tous les hommes à voir « en grand » les « petites choses » en eux et autour d’eux, à reconsidérer la place du « petit », du « court », du « bref » dans leur existence et dans leurs œuvres.

Les invités de ce Premier Congrès Mondial ont tour à tour parlé de la brachylogie en littérature, en linguistique, en philosophie, en peinture, dans le cinéma, en musique, en politique, en orthographe, en médecine, en sémiologie, en pédagogie et sciences de l’éducation, dans les médias, dans les réseaux sociaux, dans les technologies modernes etc. Plus les conférenciers multipliaient leurs champs d’étude plus l’assistance étaient convaincue de la pertinence de la nouvelle brachylogie comme approche intéressante susceptible d’aider à la lecture, à la connaissance et à la transformation du monde où nous vivons. Les organisateurs du Congrès se disaient même frustrés de ne pas accueillir des experts dans plusieurs autres domaines. Ce qui, manifestement, augure bien de prochaines rencontres scientifiques encore plus ambitieuses. Vivement donc les rendez-vous à venir avec la brachylogie et les brachylogues !

II – La rencontre en chiffres

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* Le Congrès s’est déroulé en trois journées, les 16 et 17 avril à Kénitra, plus précisément à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines (Université Ibn Tofaïl), et le 18 avril à la Faculté des Sciences de l’Education de Rabat (Université Mohamed V).

* 42 communications ont été présentées au cours de ces trois journées. Celle de Dima Hamdan (du Liban) a été lue par Mme Sanae Ghouati, directrice du Master Didactique, Littérature et Langage de l’Université Ibn Tofail- Kénitra et coordinatrice du Comité d’organisation du Congrès.

* La délégation tunisienne était composée de 16 membres. C’est l’Institut des Sciences Humaines de Tunis (Université El Manar) qui était le plus représenté, avec 8 communicants.

* Du côté marocain, 12 conférenciers ont pris part aux travaux du Congrès dont 7 représentants de l’Université Ibn Tofail-Kénitra.

* L’Algérie était représentée par deux jeunes enseignantes de Guelma.

* L’Europe a participé avec 10 congressistes répartis comme suit : cinq Français, trois Belges et deux Espagnols.

* La Côte-d’Ivoire était représentée par deux jeunes chercheurs de l’Université Félix Houphouët-Boigny (Abidjan).

* La participation féminine à ce Congrès fut remarquable par le nombre et par la qualité des communications présentées : 17 congressistes de Tunisie, du Maroc, d’Algérie, de France, de Belgique, d’Espagne et du Liban. Sans compter les six charmantes dames et jeunes filles qui faisaient partie du Comité d’organisation.

* Deux communications ont été présentées en langue arabe : celle du Professeur Taoufiq Aloui sur la « brachylogie de la lettre en langue arabe » et celle de Mohamed Saad Borghol sur « la rhétorique du facebook-spot ».

* La plupart des séances du Congrès se sont déroulées en présence d’au moins 50 personnes. Ce qui constitue une bonne moyenne dans ce genre de rencontres académiques.

* Le Comité d’organisation du Congrès est composé de 17 membres dont 10 professeurs, trois doctorants et quatre étudiants en Master.

* La Coordination Internationale des Recherches et Etudes Brachylogiques (CIREB), qui a tenu une réunion plénière en marge du Congrès le 18 avril 2015 à Rabat, compte désormais 54 adhérents répartis comme suit : 18 Tunisiens, 13 Marocains, 13 Français, 3 Algériens, 2 Ivoiriens, 2 Belges, 2 Espagnols et une Libanaise.

III – Ambiance et « petites » indiscrétions

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Certes, le Congrès Mondial de Brachylogie fut une belle réussite sur le plan scientifique. Mais il le fut également au niveau de l’ambiance qui prévalait entre les participants. Dans ce qui suit quelques flashes et anecdotes sur la bonne ambiance qui a régné lors de ce rendez-vous d’envergure mondiale.

* L’humour était présent dans un grand nombre d’interventions. Parmi les communications riches en détails amusants, nous retiendrons surtout celles de Mohamed El Himer intitulée « Le non-dit dans le dit non-verbal » qui a par la même occasion suscité, pendant le débat, plusieurs commentaires drôles de la part du public présent. Il s’agissait d’une réflexion originale et intelligente sur certains signes et gestes de notre communication quotidienne. L’exposé de Vincent Trovato sur « Brachylogie et langue sicilienne » a été également des plus suivis en raison de l’accent sicilien du conférencier, truculent personnage qui fut d’une présence intelligente et très sympathique tout au long de notre séjour et ce, malgré le désagrément qu’il a dû subir après la perte de ses bagages à l’aéroport de Casablanca. Heureusement que l’incident s’est terminé par un happy-end puisque l’ami Vincent a retrouvé toutes ses affaires la veille de son retour en Belgique.

* Un incident similaire a donné quelques frayeurs à notre chère Professeur Sonia Fitouri Zlitni qui a vu ses valises transiter par l’aéroport de Nice avant d’atterrir à Kénitra deux jours après notre arrivée. Ce contretemps n’a pas empêché Sonia de garder son calme et sa bonne humeur, puisqu’elle a participé gaiement à toutes nos « manifestations » festives organisées en marge des travaux du Congrès.

* Le terme « brachylogie » a inspiré plus d’un participant lors de cette rencontre internationale : c’est ainsi qu’on a inventé sur son modèle les termes de « brachy-cité », « brachy-éthique » et « brachygraphie ». Le rapprochement phonétique avec « braquage » a été le ressort principal de plusieurs autres interventions plaisantes.

* Les participants ont eu plus d’une occasion pour savourer les mets typiquement marocains tels la harira, la marqa au poulet, le tajine et le couscous aux légumes et aux fruits. Il va sans dire que le thé, préparé et servi à la marocaine, fut la boisson la plus consommée durant notre séjour.

* Mme Sanae Ghouati a brillé de mille feux lors de ce Congrès : non seulement elle a coordonné avec brio l’organisation de la rencontre, mais elle s’est illustrée également par ses interventions fort pertinentes que ce soit pendant les travaux du Congrès ou bien lors de la réunion plénière de la CIREB. Charmante jeune femme, elle ne manque guère d’humour ni de talents artistiques. Elle fut de toutes nos soirées « chantantes » organisées spontanément à Kénitra ou à Rabat.

                                                                                  Badreddine BEN HENDA

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COORDINATION INTERNATIONALE DES RECHERCHES ET ETUDES BRACHYLOGIQUES (CIREB). Objet : favoriser les rencontres et les échanges entre les chercheurs, les créateurs et les techniciens dans les domaines des êtres et des objets de petites formes ou de microstructures ; développer le concept de brachylogie dans sa dimension pluridisciplinaire et ses applications plurielles et encourager la production à cet effet ; encourager les prolongements socio-économiques des recherches et des créations brachylogiques dans les différentes spécialités. Siège social : 5, rue Lacharrière, 75011 Paris 11e